
Le 5 novembre, le thème de la soirée est extrait de l'Évangile de la Samaritaine : « Levez les yeux. » Ce début d'année est l'occasion de découvrir la brèche initiée par Samarie dans le monde de la worship en France.
Les dernières rumeurs, colportées entre le parvis et le choeur, se heurtent dans les églises du tout Paris. Les sociétés invisibles, qui relient des citoyens des cieux à l'insu des pouvoirs établis, voient elles aussi des noms monter dans les sondages. La recherche d'un prétendant fait s'agiter ministres et journalistes officieux, car dans cette société-là, on s'impatiente. Il tarde à ceux qui souhaitent voir la musique de l'Eglise en bon ordre, de prendre acte d'une vraie souveraineté. Et l'agitation qui accompagne les premiers pas artistiques d'Armel à Samarie est le signe que, même si ses frontières se dissolvent dans les fadeurs de pop pour adolescents de bonne famille, la worship society existe toujours. Lorsqu'une génération a vécu sous la présidence d'Hillsong et Michael W. Smith, lorsque le sens même de leur existence a été retrouvé à l'écoute de leur musique, on ne peut plus se satisfaire de la platitude d'un chant composé pour des assemblées dominicales.
Fini donc la pataugeoire. Jeune prodige un brin casse-cou, Armel se lance enfin dans le grand bain avec Samarie, entouré de la plupart de ceux qui comptent dans la musique chrétienne d'aujourd'hui. Avec sa voix qui fait chaud dans le ventre, toujours parfaitement juste, il peut déjà se permettre de s'engager dans la même allée que ses précurseurs.
A son désavantage, l'attente du chaînon espéré à la postérité d'une dynastie se cristallise un peu trop sur lui. Heureusement Armel se contente, pour l'heure, d'être lui-même, c'est-à-dire jeune, scandaleusement doué, fragile, réfléchi et "bien né". Cette deuxième année s'esquisse avec un premier titre ("Approche-toi") qui en annonce la tonalité : passionnante.
Armel n'est peut-être pas encore un président. Mais il sera évidemment un chef d'orchestre hors pair pour cette soirée du 5 novembre. De "Jésus règne" à "Brûler le monde", nul doute qu'aucun regard ne balaiera sur le sol. Comme on dit depuis le 5 mars, SHOW must go on ! Ça semble bien parti.